tronc virtuel

Le son du musicien et le tronc virtuel

Là où l’on se découvre perché sur un tronc virtuel.

Savoir se planter

Faire corps avec son instrument favorise la verticalisation de la colonne d’air, en laissant la relaxation se dérouler vers le bas : ce faisant, on oublie la partie de son corps située au-dessus du diaphragme, en visualisant l’embouchure comme si elle était placée à la source du son, le centre vital au bas du ventre.

« On a l’impression d’un allègement des parties hautes du corps, qui semblent libérées de la pesanteur, tandis que dans l’abdomen une sensation, non de lourdeur, mais d’inébranlable stabilité se manifeste. »

« {Dans ses conférences et ultérieurement (1958), Grigori Kogan posa les principes suivants comme préalables à un bon travail pianistique :

(1) Savoir écouter interieurement l’idée musicale qui va être concrétisée sur l’instrument – l’écouter très précisément dans sa globalité, ainsi que dans ses moindres détails.

(2) Désirer exprimer cette vibrante intention musicale avec passion et persévérance.

(3) Renouveler sa pleine concentration sur son discours musical aussi bien en travail quotidien qu’en situation de concert.}

L’école psychotechnique prône la pleine utilisation de tous les membres du corps du pianiste, en commençant par les extrémités des doigts et en incluant le torse. Cette technique est universelle et donne accès à la vraie coordination naturelle. »

prendre racine

Ainsi le tronc physiologique réel s’efface derrière la colonne d’air, tandis que le bassin et les membres inférieurs constituent un nouveau tronc virtuel, dont les racines assurent la stabilité de la posture et propagent le son alentour.

« S’il n’y a pas de racine, l’herbe ne pousse pas. Notre son, c’est pareil, s’il n’y a pas de racine, ça se casse la figure aussi, voilà, c’est tout.

On ne peut garder cette respiration naturelle que si l’on est décontracté. Pour être décontracté, il faut avoir les pieds sur terre, au centre de gravité.

Assis, il faut prendre conscience de ses fesses et de ses pieds. Il faut avoir une assise, voilà, là vous avez une assise et vous avez votre décontraction. »

« C’est comme si on était statufié. S’accrocher au sol et non à la trompette.« 

« L’idée générale consiste à se servir de la pesanteur, au lieu de lutter contre elle, et à chercher la puissance dans le sol.

Pour cela, le musicien doit imaginer qu’il “s’enracine“ à la manière d’un arbre : il pousse vers le sol et celui-ci lui renvoie l’énergie impulsée.« 


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