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	<title>Archives des articulation - Traces musicales de Guy Robert</title>
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	<title>Archives des articulation - Traces musicales de Guy Robert</title>
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	<item>
		<title>doigts et langue</title>
		<link>https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/doigts-et-langue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[jazzyguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 22:42:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le son]]></category>
		<category><![CDATA[anche]]></category>
		<category><![CDATA[articulation]]></category>
		<category><![CDATA[intention musicale]]></category>
		<category><![CDATA[mental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les doigts et la langue sculptent le son Le son vibrant de la colonne de son constitue la matière à travailler,&#160;à sculpter par l’articulation associant les doigts et la langue,&#160;qui apparaissent dans ce processus comme le lien physique entre Avec doigté et une langue bien pendue jusqu’au bout des doigts Les doigts entrent en jeu&#8230; <a class="more-link" href="https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/doigts-et-langue/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">doigts et langue</span></a></p>
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<div class="wp-block-columns is-style-default has-green-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-1 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column has-green-background-color has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--40);padding-right:var(--wp--preset--spacing--40);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--40);padding-left:var(--wp--preset--spacing--40)">
<h1 class="wp-block-heading" style="font-size:2.4rem">Les doigts et la langue sculptent le son</h1>



<p>Le son vibrant de la colonne de son constitue la matière à travailler,&nbsp;à sculpter par l’articulation associant les doigts et la langue,&nbsp;qui apparaissent dans ce processus comme le lien physique entre</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le corps / émetteur</li>



<li>et l’instrument / amplificateur.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-size:1.8rem">Avec doigté et une langue bien pendue</h2>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-right" style="font-size:1.4rem">jusqu’au bout des doigts</h3>



<p>Les doigts entrent en jeu dès l’émission initiale, pour la hauteur de la note, et sont pilotés par l’intention musicale, comme le rappelle <a href="https://dominiquehoppenot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dominique Hoppenot</a> dans <a href="http://www.journaldepapageno.fr/index.php/post/2008/06/26/243-dominique-hoppenot-le-violon-interieur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le violon intérieur.</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;(…) les doigts sont l’expression de ce qui se décide ailleurs,&nbsp;et la difficulté dans la mise en place d’un geste&nbsp;est due plus souvent à l’obscurité d’une image mentale&nbsp;qu’à une incapacité mécanique.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="https://docplayer.fr/25243888-Dominique-hoppenot-le-violon-interieur.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dominique Hoppenot, Le </em></a><em><a href="http://www.journaldepapageno.fr/index.php/post/2008/06/26/243-dominique-hoppenot-le-violon-interieur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">violon intérieur</a></em></cite></blockquote>



<p>Le positionnement des doigts s’effectue avant l’action de la langue, qui ne doit pas perturber cette première note.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-right" style="font-size:1.4rem">prendre langue</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;La première émission se fait sans la langue, avec les dorsaux ;&nbsp;la deuxième se fait en descendant la langue.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="http://la.trompette.free.fr/Pichaureau/expressions.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Robert Pichaureau, Expressions favorites</em></a></cite></blockquote>



<p>Ensuite, la pointe seule de la langue, la plus légère possible (plutôt le bord, selon <a href="http://www.joeallard.org/pedagogy.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Joe Allard</a>) suffit&nbsp;pour former le détaché,&nbsp;et&nbsp;il faut diriger son action vers l’intérieur et l’arrière (et non pas vers l’anche),&nbsp;en la retirant délicatement dans le prolongement de l’anche :&nbsp;le bord de la langue libère la vibration de l’anche,&nbsp;qui doit toujours être visualisée au centre du diaphragme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;Nous avions l’habitude d’émettre la première note sans utiliser la langue, puis de l’amplifier très fort, et il nous faisait alors articuler très légèrement sur ce son. Notre langue touchait à peine l’anche, en interrompant sa vibration sans la bloquer, il nous apprenait ainsi à très peu remuer la langue. Il nous faisait jouer à plein volume pour nous habituer à articuler légèrement tout en jouant fort.</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>De nombreux élèves donnent d’énergiques coups de langue quand ils jouent fort ; l’enseignement de Joe distingue ces deux aspects.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="http://www.joeallard.org/pedagogy.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Kenneth Radnofsky about Joe Allard &#8211; (traduit par Guy Robert)</em></a></cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;Allard préférait parler du «&nbsp;bord&nbsp;» plutôt que de la «&nbsp;pointe&nbsp;» de la langue, qui évoque un point extrême. Il tenait cela de la littérature sur le discours, qui décrit la langue comme ayant un bord et une lame, la lame représentant la surface de la langue.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="http://www.joeallard.org/pedagogy.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Debra Jean McKim about Joe Allard &#8211; (traduit par Guy Robert)</em></a></cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;Le son résultant de l’articulation est produit à la libération de l’anche. Conceptuellement, la langue peut être considérée comme le prolongement de l’anche.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="https://davidliebman.com/home/ed_articles/developing-a-personal-saxophone-sound-introduction-to-book/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>David Liebman, Developing A Personal Saxophone Sound &#8211; (traduit par Guy Robert)</em></a></cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-size:1.8rem">Vers le style personnel</h2>



<p>La dynamique de cette sculpture musicale résulte&nbsp;des constituants suivants :&nbsp;l’idée musicale (formée mentalement,&nbsp;ainsi que&nbsp;l’explique <a href="https://books.google.fr/books?id=8gH9Iv29GrwC&amp;pg=PP1&amp;lpg=PP1&amp;dq=Kochevitsky,+George+A.&amp;source=bl&amp;ots=AyyszphoKK&amp;sig=ACfU3U2fEQfCBrd25U8SZYXrUDoEHgu5gA&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjn9LzRz4qCAxXzaqQEHeS5B2Y4MhDoAXoECAIQAw#v=onepage&amp;q=Kochevitsky%2C%20George%20A.&amp;f=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">George Kochevitsky</a> dans <a href="https://dokumen.tips/documents/george-kochevitsky-the-art-of-piano-playinga-scientific-approach1.html?page=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Art Of Piano Playing</a>),&nbsp;la vibration sonore, le doigté, et la finesse de la langue pour les musiciens à vent.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-right" style="font-size:1.4rem">au doigt et à l’oreille</h3>



<p>Comme vu dans d’autres&nbsp;thèmes&nbsp;(<a class="ek-link" href="https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/instrument/">instrument</a>, <a class="ek-link" href="https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/aigus-et-graves/">aigus et graves</a>, <a class="ek-link" href="https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/sensations/">sensations</a>, <a class="ek-link" href="https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/convergence/">convergence</a>),&nbsp;les sensations proprioceptives doivent piloter l’instrument,&nbsp;selon l’enchaînement suivant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>cerveau &gt; vibration interne &gt; doigts et embouchure &gt; instrument.</li>
</ul>



<p>Pour la dernière étape, les doigts restent proches&nbsp;des clés (ou des touches du piano), la bouche prolonge le bec et la langue prolonge l’anche.</p>



<p>L’intention musicale est alors transmise directement, sans perturbation : autrement dit, l’intention produit le message musical, grâce à la technique la plus discrète possible.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;{ Ludwig Deppe (1828-1890)&nbsp;écrivit que le son doit être produit non pas par l’action des doigts,&nbsp;mais par le mouvement coordonné des constituants du bras. }</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>Ludwig Deppe était opposé à toute frappe brutale du clavier du piano,&nbsp;il disait que l’on ne doit pas taper sur les touches,&nbsp;mais plutôt les caresser.&nbsp;(…) Chaque doigt va agir sous la direction consciente de la volonté.<a target="_blank" href="https://web.archive.org/web/20190317173440/http://la.trompette.free.fr/Pichaureau/images.htm" rel="noreferrer noopener"><br></a>Il décrivait le schéma mental du chemin&nbsp;reliant le cerveau à l’extrémité des doigts&nbsp;et insistait sur le fait que le mental doit travailler en même temps&nbsp;et en cohérence avec les doigts et les mains.</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>(…) L’entraînement de l’oreille va de pair&nbsp;avec la progression technique.</em><em>«&nbsp;</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;{ Au milieu des proclamations&nbsp;des suiveurs de Deppe, un pianiste et professeur du nom d’Oscar Raif effectua de très intéressantes expérimentations. }</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>Raif conclut qu’il serait vain de vouloir améliorer la technique&nbsp;pianistique en augmentant l’agilité individuelle de chaque doigt.</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>Le problème réside non pas dans le mouvement&nbsp;proprement dit, mais dans la fine synchronisation&nbsp;des mouvements successifs des doigts.&nbsp;Comme cette synchronisation résulte&nbsp;de la perception et de la volonté,&nbsp;il est évident à ce point que l’aspect technique&nbsp;trouve son origine dans le système nerveux central.&nbsp;À partir de là, les mouvements sont obligatoirement&nbsp;coordonnés car intégrés dans une action volontaire.</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>(…) La production finale de la pièce musicale doit être préparée&nbsp;par un nombre suffisant de répétitions consciemment voulues&nbsp;des mouvements élémentaires.&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;La liaison ordinaire os-muscle&nbsp;suffit pour pouvoir développer une technique de haut niveau,&nbsp;puisque c’est le cerveau qui agit&nbsp;en arrière-plan des mains.</em><em>«&nbsp;</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;(…) en premier lieu, on prépare ses doigts&nbsp;sur les touches concernées.&nbsp;Ensuite, chaque doigt enfonce sa touche par une légère pression,&nbsp;sans la relâcher. (De ce fait, la course du mouvement du doigt&nbsp;correspond à l’enfoncement de la touche).&nbsp;Puis on déploie son jeu très lentement, pianissimo,&nbsp;en concentrant son attention&nbsp;sur l’extrémité de ses doigts.</em><em>«&nbsp;</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;L’intention musicale,&nbsp;toujours avec un temps d’avance,&nbsp;doit stimuler le déroulement technique.&nbsp;Si ces aspects techniques prennent le dessus,&nbsp;il y a un danger certain de dégradation&nbsp;vers une virtuosité superficielle.«&nbsp;</em></p>
<cite><a href="https://dokumen.tips/documents/george-kochevitsky-the-art-of-piano-playinga-scientific-approach1.html?page=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>George Kochevitsky, The Art Of Piano Playing &#8211; (traduit par Guy Robert)</em></a></cite></blockquote>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>aigus et graves</title>
		<link>https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/aigus-et-graves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[jazzyguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 22:36:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le son]]></category>
		<category><![CDATA[articulation]]></category>
		<category><![CDATA[diaphragme]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre]]></category>
		<category><![CDATA[harmoniques]]></category>
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		<category><![CDATA[vibration interne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le son grave dans les aigus La respiration ample permet à la colonne de son de vibrer de façon homogène sur toute la tessiture. Il est grave ! À partir de la posture stabilisée sur ses racines,&#160;comme si on était assis sur la source du son, la vibration se propage dans l&#8217;espace et dans le&#8230; <a class="more-link" href="https://tracesmusicales.fr/le-son-du-musicien/aigus-et-graves/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">aigus et graves</span></a></p>
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<div class="wp-block-columns is-style-default has-green-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-3 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column has-green-background-color has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--40);padding-right:var(--wp--preset--spacing--40);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--40);padding-left:var(--wp--preset--spacing--40)">
<h1 class="wp-block-heading" style="font-size:2.4rem">Le son grave dans les aigus</h1>



<p>La respiration ample permet à la colonne de son de vibrer de façon homogène sur toute la tessiture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-size:1.8rem">Il est grave !</h2>



<p>À partir de la posture stabilisée sur ses racines,&nbsp;comme si on était assis sur la source du son, la vibration se propage dans l&rsquo;espace et dans le sol.</p>



<div class="wp-block-columns is-style-default has-green-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-2 wp-block-columns-is-layout-flex" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--30);padding-right:var(--wp--preset--spacing--30);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);padding-left:var(--wp--preset--spacing--30)">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center has-green-background-color has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-right:0;padding-left:0;flex-basis:66.7%">
<p>En restant concentré sur cet équilibre, on relâche tout en fin d’inspiration, et l’expiration qui suit s’élargit spontanément en conservant cette voix grave et vibrant sur la voyelle «&nbsp;ah&nbsp;», ou une autre voyelle ouverte associée au registre, comme <a aria-label="Patrick Bartley le montre en chantant dans son saxophone (opens in a new tab)" class="ek-link" href="https://www.youtube.com/watch?v=5Y5dtevHRus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Patrick Bartley le montre en chantant dans son saxophone</a>.</p>
</div>



<div class="wp-block-column has-green-background-color has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-right:0;padding-left:0;flex-basis:33.3%">
<figure class="wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="5 ESSENTIAL Tips to Get A Better Saxophone Sound!" width="750" height="422" src="https://www.youtube.com/embed/5Y5dtevHRus?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Patrick Bartley sur la voyellisation<br>(11:35 Voicing &#8211; Singing)<br>© YouTube &#8211; Patrick Bartley</mark></figcaption></figure>
</div>
</div>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On développe cette vibration en travaillant le contrôle des harmoniques, exercice de base prôné notamment par <a class="ek-link" href="http://www.joeallard.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Joe Allard</a>&nbsp;et par <a class="ek-link" href="https://davidliebman.com/home/ed_articles/developing-a-personal-saxophone-sound-introduction-to-book/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Liebman</a>.</p>



<p>En montant tranquillement dans la tessiture,&nbsp;jusque dans les suraigus des harmoniques supérieures,&nbsp;on laisse la vibration “grave“ rayonner, surtout sans rien modifier entre le pharynx et le diaphragme :&nbsp;on évite ainsi toute altération involontaire du son, grâce au lâcher-prise, en maintenant la sensation de relaxation au centre de la respiration, ou même au niveau des talons !</p>



<p>Dans ces conditions, la richesse et l’homogénéité du son&nbsp;sont assurées par la descente sur les racines :&nbsp;et véritablement, “c’est dans l’aigu que ça devient grave“ !</p>



<p>En outre, contrairement à certaines idées reçues,&nbsp;combattues notamment par&nbsp;<a href="https://www.tomatis.com/fr/methode-tomatis/domaines-d-application/amelioration-de-la-voix-et-de-la-musicalite.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alfred Tomatis</a>&nbsp;dans <a href="http://www.avmh4.com/document/tomatis-extrait-oreille-voix-rev01.pdf">L’oreille et la voix</a> (voir <a href="http://tracesmusicales.fr/source-du-son/#la_personnalisation_du_son">Le son coule de source</a>),&nbsp;la plénitude du son est maintenue en conservant&nbsp;du grave au suraigu la même configuration de colonne d’air et d’embouchure : d&rsquo;où l&rsquo;allègement de l&rsquo;articulation&nbsp;et du legato entre les notes extrêmes de la tessiture.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;Musicalement ça monte et ça descend,&nbsp;physiquement ça descend toujours. Le piège&nbsp;est qu’un son peut être beau sans être bon.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="http://la.trompette.free.fr/Pichaureau/expressions.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Robert Pichaureau, Expressions favorites</em></a></cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;Grâce au travail fourni&nbsp;(respiration grave, poussée verticale),&nbsp;vous jouez beaucoup plus “en arrière“,&nbsp;vous évitez de “monter“ votre manière de jouer&nbsp;en même temps que vous “montez“ pour les notes aiguës.</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>(…) Nous allons apprendre à “descendre“ pour mieux “monter“. (…)&nbsp;Mais il est en tout cas bien évident que vous ne devez jamais remonter !</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>Toujours descendre et pousser verticalement.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="https://www.michelricquier.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Michel Ricquier, Traité de pédagogie instrumentale</em></a></cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;L’articulation des notes graves et l’émission du son sont deux des subtils défis auxquels sont confrontés les saxophonistes, de même que la tendance opposée à jouer trop haut dans le registre aigu. Un saxophoniste ne devrait pas jouer comme s’il avait un son particulier dans chaque registre. La maîtrise de l’ajustement des harmoniques peut mettre des années à se développer.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="https://davidliebman.com/home/ed_articles/developing-a-personal-saxophone-sound-introduction-to-book/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>David Liebman, Developing a Personal Saxophone Sound &#8211; (Traduit par Guy Robert)</em></a></cite></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-right" style="font-size:1.4rem">vibrer sans effort</h3>



<p>Anticiper la vibration de la colonne de son prépare la verticalité et amène une voix riche et homogène sur toute la tessiture, amplifiée par l’instrument : l’invariance de cette attitude corporelle assure une émission facile dans le grave comme dans l’aigu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;(…) on sait que les sons fondamentaux&nbsp;sont formés par des vibrations essentiellement laryngées,&nbsp;tandis que la gerbe harmonique associée,&nbsp;riche en fréquences aiguës et renforçant considérablement le son initial,&nbsp;va dépendre de la mise en activité&nbsp;de la charpente osseuse.&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;(…) le rendement est considérablement accru&nbsp;par rapport à l’énergie dépensée.&nbsp;N’est-ce pas pour le chanteur l’un des buts à atteindre :&nbsp;faire des sons amples, chauds, denses,&nbsp;sans qu’il lui en coûte quoi que ce soit&nbsp;sur le plan des efforts à fournir ?</em></p>



<p style="font-size:0.85rem"><em>Mais combien il est difficile&nbsp;d’introduire le concept d’effort réduit au minimum&nbsp;lorsqu’il s’agit de grimper vers les hauteurs du registre élevé !&nbsp;Sans doute est-ce là une des notions les plus complexes à intégrer&nbsp;mais encore l’un des mécanismes les plus délicats à mettre en œuvre.&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="http://www.avmh4.com/document/tomatis-extrait-oreille-voix-rev01.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Alfred Tomatis, L&rsquo;oreille et la voix</em></a></cite></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-right" style="font-size:1.4rem">à l’écoute de sa jouissance</h3>



<p>La matière sonore à sculpter&nbsp;offre sa tessiture au travail des doigts (combiné avec la langue) : sur cette base, le discours personnalisé du musicien profite de la richesse spectrale de sa vibration intérieure, en survolant les difficultés du grave ou de l’aigu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;L’interprète qui sait écouter véritablement,&nbsp;c’est-à-dire écouter à la fois ce qu’il veut jouer et ce qu’il a joué,&nbsp;est certain de maîtriser sa sonorité (…)&nbsp;»</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:0.85rem"><em>«&nbsp;Lorsque l’on a trouvé sa sonorité,&nbsp;ample, variée et détendue, pouvant aller sans dommage&nbsp;du plus extrême fortissimo au plus intime pianissimo,&nbsp;et capable de transporter dans ces nuances extrêmes&nbsp;toutes les plus riches émotions de l’âme humaine,&nbsp;alors on s’est trouvé soi-même&nbsp;et il en résulte une joie inégalable (…)&nbsp;»</em></p>
<cite><a href="https://docplayer.fr/25243888-Dominique-hoppenot-le-violon-interieur.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dominique Hoppenot, Le </em></a><em><a href="http://www.journaldepapageno.fr/index.php/post/2008/06/26/243-dominique-hoppenot-le-violon-interieur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">violon intérieur</a></em></cite></blockquote>



<p>Durant ce processus, comme <a href="http://la.trompette.free.fr/Pichaureau/expressions.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Robert Pichaureau</a> aimait à le répéter,&nbsp;“<em>Il faut se comporter comme une statue</em>“,&nbsp;et il&nbsp;concluait “<em>Maîtriser sa vibration interne est un régal</em>“.&nbsp;On comprend ainsi comment le&nbsp;travail instrumental peut être source de jouissance et de confiance en soi.</p>



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