le violon intérieur des graves aux aigus

La matière sonore à sculpter offre l’étendue de sa tessiture au travail des doigts (et à celui de la langue pour les instrumentistes à vent) : sur cette base, le discours personnalisé du musicien développe sa richesse spectrale enrichie par les harmoniques de sa vibration intérieure, avec une aisance technique uniforme ignorant les prétendues difficultés du grave ou de l’aigu.


L’interprète qui sait écouter véritablement, c’est-à-dire écouter à la fois ce qu’il veut jouer et ce qu’il a joué, est certain de maîtriser sa sonorité (…)


Lorsque l’on a trouvé sa sonorité, ample, variée et détendue, pouvant aller sans dommage du plus extrême fortissimo au plus intime pianissimo, et capable de transporter dans ces nuances extrêmes toutes les plus riches émotions de l’âme humaine, alors on s’est trouvé soi-même et il en résulte une joie inégalable (…)


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur

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