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piano and fingers

As seen in other topics (instrument, highs & lows, sensations, convergence), your proprioceptive sensations should drive the instrument, following the path : brain > inner vibration > fingers (& embouchure) > instrument. To make the last step lighter, your fingers should stay close to the instrument keys, and the light end of your tongue close to the reed edge as well. Thinking your sensations first (from your natural breathing), while forgetting your connections with your instrument (i.e. your fingers – and embouchure for a wind player), make your fingers work out your musical idea and not disturb it.

In other words, your musical intent drives your expression, through your technique.


[Ludwig Deppe (1828-1890) wrote that tone must be produced, not by finger stroke (…) but by coordinated action of all parts of the arm.]

Ludwig Deppe was opposed to hammering the keys, saying that one should not strike but should caress the keys. (…) Each finger had to work under the conscious direction of the will. He spoke of a mental map of the entire route from brain to fingertips and stressed that, together with fingers and hands, the mind should practice also.

(…) Training the ear went hand in hand with technical training.


[Amid all the noise made by those who came after Deppe, a pianist and teacher by the name of Oscar Raif made some extremely interesting experiments.]

Raif concluded that it would be worthless in developing piano technique to attempt to augment the agility of each individual finger. The difficulty lies not in the movement itself, but in the precise timing of the successive movements of the fingers. Since timing is the product of perception and will, it should be clear that technique is initiated in the central nervous system. From there, movements must be coordinated as part of one action and governed bv our will.

(…) The finished performance must be preceded by frequently repeated, consciously willed primary movements.


Any normal bone-muscle apparatus is sufficient for the development of a high degree of technique because of the brain behind the hands.


(…) first, fingers are prepared on the keys to be pressed. Each finger then presses with a light downward movement only, never leaving its key. (Thus the size of finger movement is equal to the depth of the key). And playing proceeds very slowly, pianissimo, with the whole attention concentrated on fingertips.


The musical idea, always going slightly ahead, should stimulate technical development. If technical aspects take the leading role, there is the danger of degradation into superficial virtuosity.


George Kochevitsky, The Art Of Piano Playing

les doigts sur le clavier du piano

Comme vu dans d’autres thèmes (instrument, aigus et graves, sensations, convergence), les sensations proprioceptives doivent piloter l’instrument, selon l’enchaînement suivant : cerveau > vibration intérieure > doigts (et embouchure) > instrument. Pour faciliter la dernière étape, les doigts restent proches des clés (ou des touches du piano), et la fine extrémité de la langue reste proche du bord de l’anche pour les instrumentistes concernés.

L’intention musicale est alors transmise directement, sans perturbation : autrement dit, l’intention produit le message musical, grâce à la technique.


[Ludwig Deppe (1828-1890) écrivit  que le son doit être produit non pas par l’action des doigts, mais par le mouvement coordonné des constituants du bras.]

Ludwig Deppe était opposé à toute frappe brutale du clavier du piano, il disait que l’on ne doit pas taper sur les touches, mais plutôt les caresser. (…) Chaque doigt va agir sous la direction consciente de la volonté.
Il décrivait le schéma mental du chemin reliant le cerveau à l’extrémité des doigts et insistait sur le fait que le mental doit travailler en même temps et en cohérence avec les doigts et les mains.

(…) L’entraînement de l’oreille va de pair avec la progression technique.


[Au milieu des proclamations des suiveurs de Deppe, un pianiste et professeur du nom d’Oscar Raif effectua de très intéressantes expérimentations.]

Raif conclut qu’il serait vain de vouloir améliorer la technique pianistique en augmentant l’agilité individuelle de chaque doigt. Le problème réside non pas dans le mouvement proprement dit, mais dans la fine synchronisation des mouvements successifs des doigts. Comme cette synchronisation résulte de la perception et de la volonté, il est évident à ce point que l’aspect technique trouve son origine dans le système nerveux central. À partir de là, les mouvements sont obligatoirement coordonnés car intégrés dans une action volontaire. (…) La production finale de la pièce musicale doit être préparée par un nombre suffisant de répétitions consciemment voulues des mouvements élémentaires.


La liaison ordinaire os-muscle suffit pour pouvoir développer une technique de haut niveau, puisque c’est le cerveau qui agit en arrière-plan des mains.


(…) en premier lieu, on prépare ses doigts sur les touches concernées. Ensuite, chaque doigt enfonce sa touche par une légère pression, sans la relâcher. (De ce fait, la course du mouvement du doigt correspond à l’enfoncement de la touche). Puis on déploie son jeu très lentement, pianissimo, en concentrant son attention sur l’extrémité de ses doigts.


L’intention musicale, toujours avec un temps d’avance, doit stimuler le déroulement technique. Si ces aspects techniques prennent le dessus, il y a un danger certain de dégradation vers une virtuosité superficielle.


George Kochevitsky, The Art Of Piano Playing
(traduit par Guy Robert)