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converging inner violin

Concentrating your relaxation on the sound source is a prerequisite to the convergence of your inner vibration towards your heels, which frees the upper part of your body.


We must keep in mind (…) that all problems are related. Any cutting, even a consistent one, remains a cutting of a whole and unique reality : “concentration“, for example, cannot be driven without “feeling“ ; “sound“ or “breathing“ could be placed on top of the chapters, but can they be achieved without your “body balance“ ?


The exciting side of this work is that all the information so deeply felt through your body cancel at once the agonizing distance between what you want to do and what you are supposedly unable to do. Willing and power finally coincide.


One who was patient enough to learn to focus throughout his learning work becomes capable in two seconds, whatever the circumstances, to come together to be able to readily express the essence of music.

When such a feeling of inner freedom is lived through, playing and practice as well become, without effort, sources of enjoyment and constant creation. It is then possible to speak without deceipt about interpretation and musical expression.


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur
(translated by Guy Robert)

inner violin without blowing

For a wind player, concentrating on his inner vibration is antagonistic to the action of blowing, which would trigger an outwards deconstructing effort : hence it is absolutely recommended to not blow, not even to want to do it !

By and large, driving your internal vibration appears as paramount for any musician, the violin player as well : you can achieve this control of your internal vibration and check it out by downwardly extending your attitude reached at the end of your natural inhaling, while enforcing your anchoring in the ground. From this point on, you feel the air column opening from the sound source down to your heels. The vibration radiates deep inside, like the recycled water jet gushing and feeding the basin center.


This is essentially a way to self-awareness and self-knowledge, a search for the movement from the inside to the outside, from the center to the periphery (…)


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur
(translated by Guy Robert)

le violon converge à l’intérieur

La concentration de la relaxation sur la source sonore est un préalable à la convergence de la vibration intérieure vers les talons, qui libère la partie supérieure du corps.


Il ne faut pas perdre de vue (…) que tous les problèmes sont liés. Un découpage, si cohérent soit-il, reste toujours un découpage d’une réalité une et totale : la “concentration“, par exemple, ne saurait se concevoir sans la “sensation“ ; la “sonorité“ ou la “respiration“ pourraient être placées en tête des chapitres, mais sont-elles réalisables sans “équilibre corporel“ ?


L’aspect captivant de ce travail est que toutes les informations qui ont été ainsi profondément ressenties par le corps annulent d’un coup la distance angoissante qui existe entre ce que l’on veut faire et ce que l’on est soi-disant incapable de faire.
Vouloir et pouvoir coïncident enfin.


Celui qui a été suffisamment patient pour apprendre à se concentrer tout au long de son travail d’apprentissage devient capable en deux secondes, et quelles ques soient les circonstances, de se rassembler pour pouvoir exprimer dans l’instant l’essence même de la musique.

Lorsque naît un tel sentiment de liberté intérieure, le jeu comme le travail deviennent, sans effort, sources de joie et de création permanente. Il est alors possible de parler sans imposture d’interprétation et d’expression musicale.


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur

le violon intérieur sans souffler

Pour un instrumentiste à vent, se concentrer sur sa vibration intérieure est antagoniste à l’action de souffler, qui déclencherait un effort déstructurant vers l’extérieur : d’où la recommandation absolue de ne pas souffler, ni même de vouloir le faire !

Par extension, la conduite de la vibration intérieure apparaît centrale pour tout musicien, notamment le violoniste : le contrôle en est assuré en prolongeant vers le bas son relâchement capté à la fin de l’inspiration naturelle, tout en accentuant son ancrage dans le sol. On a alors l’impression de laisser la colonne d’air s’ouvrir à partir de la source du son vers les talons. La vibration rayonne en son for intérieur, à l’image du jet d’eau recyclé jaillissant du centre de la fontaine et arrosant alentour.


Cette démarche est donc essentiellement une voie d’éveil et de connaissance de soi, une recherche du mouvement qui va de l’intérieur à l’extérieur, du centre à la périphérie (…)


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur