On visualise intérieurement la source du son en sondant le fond du diaphragme, imaginé jusque dans les talons : c’est le Hara des japonais, ou bien le Tan Tsienn des chinois, siège de l’énergie universelle, du souffle originel. Ce processus intérieur est révélé par George Kochevitsky dans The Art Of Piano Playing.

À partir de ce point central où l’action des muscles du dos prolonge l’inspiration par l’expiration en convergeant vers le transverse de l’abdomen, la colonne d’air entre en vibration sur toute sa hauteur, en passant par les cordes vocales pour faire résonner tout le corps, comme le démontre Alfred Tomatis dans L’oreille et la voix. Dominique Hoppenot développe aussi cette expression grave et vibrante dans Le violon intérieur.


Il faut regarder l’emplacement sur lequel l’inspiration se transforme en expiration, prendre conscience de l’inspiration, qu’on ne fait pas. Tout est dans la vision.

Robert Pichaureau


Concentrez votre attention sur votre diaphragme : vous le sentez descendre sur l’inspiration, faisant pression sur les viscères, et remonter souplement sur l’expiration. Ce foyer de notre souffle, c’est lui qu’il faut découvrir, mais comment le situer ? Il suffit de sentir l’endroit précis où converge la pression engendrée par l’abaissement du diaphragme.

(…) à environ 5 cm sous l’ombilic et 7 à 10 cm à l’intérieur du ventre.

Michel RicquierTraité de pédagogie instrumentale
André Van Lysebeth, Pranayama, dynamique du souffle


Lorsqu’on a découvert ce centre, il faut y maintenir, bien localisé, le poids de notre corps.

Michel RicquierL’utilisation des ressources intérieures
André Van Lysebeth, Revue mensuelle yoga