Grâce à la relaxation se déroulant jusqu’aux talons, on visualise son embouchure à la base de la colonne du son : elle vient, en fin d’inspiration, se poser délicatement à la source de la vibration, donc du chant intérieur, qui se propage alors en étant amplifié par l’instrument.


N’est-il pas vrai que c’est la structure nerveuse qui façonne le corps et que tout instrument musical en est le prolongement dans le but bien défini de former une seule et même entité ? Ainsi le corps et l’instrument ne font qu’un. Dès lors, il y a fusion entre la musique elle-même et l’instrument par le truchement du système nerveux. Ce dernier opère réellement comme un unificateur dynamique.


(…) il est vain de prétendre chanter si cette image de soi n’est pas intégrée au travers d’un instrument chantant, d’un instrument vocal.


(…) toute une conception nouvelle s’installe, au travers de laquelle le corps devient l’instrument dont on doit jouer pour chanter.


Alfred Tomatis, L’oreille et la voix