Le musicien installe son attitude vibrante en laissant sa colonne d’air s’enraciner dans les talons, et l’instrumentiste à vent imagine de surcroît son embouchure à la source du son, au fond du diaphragme : ensuite, en laissant descendre la relaxation, la vibration intérieure décolle doucement de la base de la colonne d’air pour alimenter l’instrument par cette embouchure, ou par la clavicule pour le violoniste.


Le plus important de tout est d’écouter le son qui va venir et non pas seulement le son qui est déjà réalisé.


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur