On peut reprendre l’analogie déjà évoquée archet <=> colonne d’air,  pour la pose du son lors de l’émission initiale : la première poussée de l’archet correspond à la mise en vibration de la colonne d’air, au moment précis où l’inspiration devient expiration, lors du passage de relais entre le diaphragme et le transverse de l’abdomen.


La coupure entre “haut“ et “bas“ disparaît lorsque le corps est unifié par la bascule du bassin.


Pour hâter la prise de conscience des muscles de notre dos et les intégrer plus rapidement à l’action instrumentale, il est recommandé de les “imaginer“, d’en concevoir le rôle, de les localiser, de les faire jouer à volonté (…)


Celui qui sait achever un son est assuré de pouvoir le reprendre.


La respiration (…) met en jeu le tronc tout entier, depuis le nez jusqu’à l’anus, dans une synergie musculaire complexe et admirable qui apparaît comme une immense vague qui monte et descend le long du tronc, sans délimitation de frontière entre le bas et le haut.


L’inspiration consiste alors en une tension active du diaphragme, liée à une détente des muscles abdominaux et pelviens tandis que l’expiration se fait par une tension active de ces mêmes muscles abdominaux repoussant vers le haut le diaphragme alors détendu.


Dominique Hoppenot, Le violon intérieur