En laissant descendre la relaxation depuis son torse jusqu’à la source du son, l’instrumentiste assure la continuité de la transition de l’inspiration à la respiration ; cette configuration permet ensuite de soutenir la vibration portée par l’expiration, à partir de la toute-fin de l’inspiration.


L’expiration est essentiellement une activité passive lors de la respiration spontanée, puisque le diaphragme est relâché pendant que, sous l’action de la gravité et de la réinitialisation, le torse et les poumons réagissent comme un ressort en se rétrécissant.


L’expiration doit se déployer lentement et régulièrement afin de permettre la bonne interprétation d’une ballade musicale.


Prolongeant l’inspiration, qui s’accompagne de l’expansion de la poitrine, l’expiration continue automatiquement grâce à la relaxation musculaire et l’air est expiré sans aucune contraction.


Ce processus souple de respiration contrôlée est désigné par « souffle soutenu ». Ainsi, la quantité d’air émise résulte de l’action finement coordonnée des muscles de l’inspiration et de l’expiration fonctionnant simultanément.


Claudia Spahn, Bernhard Richter, Johannes Pöppe et Matthias Echternach,
Éclairages physiologiques pour les instrumentistes à vent (DVD)
(extraits sélectionnés et traduits par Guy Robert)